Vie privée, publique, des notions floues ?

Il y a quelques années les salariés avaient leur ordinateur portable de bureau et ramenaient leur boulot à la maison… aujourd’hui c’est le contraire… on utilise des outils personnels (téléphones, ordinateurs, ipad…) personnels au boulot et on utilise de plus en plus des sites personnels pour travailler (facebook, gmail …).

Les frontières deviennent de plus en plus difficiles a discerner.

La dessus Eric Schmidt (DG de Google) explique qu’il sera de plus en plus difficile de masquer son identité numérique (liens entre comptes, capacité a reconnaitre des visages sur des photos publiques … ) .

Tout le monde explique qu’il ne faut pas se servir de ces outils ou modérément à cause de ce risque de voir un passé révolu ressurgir …

Personne ne semble s’interroger sur la possibilité de la situation contraire, et si l’absence de traces étaient au contraire un inconvénient lors d’embauches ?

Les recruteurs utilisent les mêmes outils que les recrutés et font les mêmes erreurs… les recruteurs de la génération Y pourraient au contraire s’inquiéter du manque de participation sur Internet.

Dans 10 ans, quel sera le recruté qui aurra interêt a dire qu’il ne participe à rien, ne dit rien, n’a pas d’avis, n’est jamais dans la moindre soirée (*) ?

Il ne faut pas négliger cette hypothèse, la génération Y pourrait au contraire du renforcement de la vie privée garder cette transparence contrôlée actuelle.

Une autre évolution à venir et pas intégrée par les entreprises est la communication généralisée et publiques ou semi publique sur les projets de l’entreprise… comment imaginer qu’avec facebook, twitter… et des générations avec des CV en ligne, des discutions publiques… on n’arrive pas a une diffusion importante a propos de l’entreprise mais en dehors de tout contrôle ?

Il y a des avantages pour les meilleures entreprises, les salariés seront ceux qui inspireront le plus confiance (ils ne mentent pas comme un service de communication, ne diluent pas… donc les internautes leur font naturellement plus confiance). De plus les salariés sont plus nombreux que le service de communication et touchent bien plus de populations différentes sur tous les outils (twitter, facebook…). Bref les meilleures entreprises ont tout intérêt a laisser les  salariés parler sur internet (avec quelques limités sur les projets confidentiels, les données …).

Les plus mauvais eux ont interêt à interdire toute communication des salariés. Les services de communication se reservant ces outils prévus pour des personnes. Bien sur on peut déjà observer que cela échoue, de grosses organisations se faisant moins retweeter et suivre que de simples particuliers car ce qu’un service de communication peut dire n’a peu d’importance sur Internet.

Les plus mauvais vont devoir finir par s’aligner sur les meilleurs, sinon ils passeront pour des mauvais… donc progressivement la communication va s’ouvrir. Les entreprises devront donc n’ont pas communiquer que tout va bien, mais réellement faire en sorte que tout aille bien… Seul moyen d’être efficace.

Utiliser les communications entre personnes privées pour parler de sociétés… encore une frontière floue.

Microsoft fournit un exemple ou les salariés peuvent faire des blogs sur des produits et des technologies et échanger librement.

Le contre exemple étant bien sur Apple … ou rien ne filtre. A moins bien sur que la non communication officielle mais la capacité a laisser filtrer soit une stratégie voulue pour faire encore plus parler de soit. Peu d’entreprises peuvent se permettre ce type de communication.

(*) les journalistes sont les premiers a parler de photo de gens en état d’ébriété qui pourraient compromettre une embauche… en même temps les sociétés organisent régulièrement des soirées et prennent des photos ou sans dévoiler de secrets… tous les salariés ne sont pas frais… ces photos sont parfois publiées et diffusées par messagerie/intranet… Je ne suis pas sur que cela soit un critère éliminatoire en France.

france.fr, commentaires de professionnels

Quelques commentaires de professionnels sur l’echec du site france.fr :
http://www.zdnet.fr/actualites/francefr-on-est-dans-le-domaine-du-jamais-vu-selon-les-experts-de-l-hebergement-39753424.htm

j’ai été étonné d’apprendre qu’ils avaient quand même 12 serveurs et qu’ils ont lâché assez vite, pour un site essentiellement statique…

comme quoi les moyens sans les personnes compétentes, ça ne sert à rien.

Vers la fin d’Internet ouvert et libre ?

En a peine quelques jours de nombreuses nouvelles variées mais qui vont dans une même direction : la tentative de contrôle du net, en gros le transformer en minitel ou télévision.

Google et verizon songent à permettre à des gens comme Google d’avoir un trafic moins lent que les autres sites concurrents sur verizon. Donc si Microsoft ne paye pas sa taxe, ses sites seront lents… Seuls les “gros” pourront payer bien sûr et cela augmente artificiellement le prix des services sur Internet.
Cette taxe est injuste car Google paye déjà très cher l’accès à Internet de ses datacenter…
Si celui ci peut se permettre de payer une taxe, ça n’est pas le cas d’un site Perso, d’association… Et pire du remplaçant de Google… Car tous les gros sites actuels ont commencé par être petits…

De nombreux états veulent aller loin avec pour une fois la franc e qui veut dépasser la censure chinoise avec hadopi. L’appel d’offre prévoit qu’à l’avenir les “box” incorporent le logiciel de filtrage d’Internet avec des listes blanches,grises,noires.
L’état peut ainsi bloquer un site ou pour les gris j’imagine les ralentir…
Bref un retour a la télévision des années 60.
Les dérives sont déjà prévisibles, un site comme mediapart peut déjà se préparer a la censure…

Les marchands essayent de prendre le contrôle d’Internet.

C’est évidement une double erreur.
D’abord car ces mesures seront contournées et parce que cela n’oblige pas les acteurs à évoluer.
Les imprimeries ont réussies à imprimer autre chose que des textes religieux, parfois pour le meilleur et parfois pour le pire… Ou l’imprimerie a aussi permis d’éditer “mein kampf”. Heureusement que l’on n’a pas tenu les mêmes discours que pour Internet à cette occasion. Qu’aurait-on entendu !

Internet est une nouvelle révolution qui est nécessaire.
L’imprimerie a permis de ‘nourrir’ les esprits qui apprenaient à lire. Internet est le média qui permet aux esprits instruits de s’exprimer.
Ils le sont aussi pour savoir si un contenu est intéressant ou non et si on considère que ça n’est pas le cas … Que fait l’éducation nationale ?
Il ne faut pas revenir à l’aristocratie où certains ont accès à l’infortion et le droit de s’exprimer et pas les autres…
C’est une nostalgie qui ne tiendra pas face au niveau d’éducation de plus en plus élevé de la population et qui revendique une participation … Cela changera par voie démocratique ( ou pas… )

L’internet du futur vu par l’évangeliste d’Internet chez Google…

et c’est un des fondateur d’Internet, donc forcement c’est intéressant :

Il faut en particulier noter quelques recherches en cours  :

  • être capable d’adresser n’importe quel périphérique et même un sous composant du périphérique à l’échelle d’internet (le disque dur d’une machine …). Ce que cherche déjà à faire le style REST…
  • rendre les données utilisables. Il parle d’énergie noire car sur Internet une grosse partie des données n’est pas accessible aux moteurs de recherche. Il faut exposer les données