L’unité à la mode en ce moment est le kierviel. Total fait 2,5 kierviel de bénéfices, un kierviel étant a 5 milliards d’euros.
Pourtant il est possible de faire mieux, même en France.
Mais en Tchuruk ca fait combien ?
Cet homme seul a dirigé Alcatel depuis 1995, début des ennuis pour cette grande société.
Il a pourtant tout fait pour réussir. Il a écouté les analystes, il a été loué par ces derniers pour ces brillantes initiatives.
Il a d’abord coupé les sociétés non rentables, recentré l’activité en revendant les activités non coeur de métier.
Puis il y a délocalisé en parlant même de l’entreprise sans usines.
Doit-on faire le bilan ou l’autopsie ?de cette société qui perd des milliards, a fait perdre des dizaines de milliers d’emplois ?
Je suis en train de lire ‘faits et foutaises dans le management’ (http://boutique.pondaven.com/Livres-p11522217-Faits-et-Foutaises-dans-le-management.html), c’est passionnant. Les autres connus aux us parlent du management comme d’une science et taillent des costumes aux modes. Ils veulent des faits, et non des intuitions.
Par exemple, ils reviennent sur le variable, il n’y a pas de preuves que son utilisation permet d’améliorer les résultats.On y est pourtant habitué ! L’idée est que la connaissance par les salariés des priorités de la société est suffisante dans les faits pour avoir des résultats (je ne parle pas de discours creux : on veut augmenter le CA et les bénéfices) mais des objectifs concrets. Les parts importantes de variables sont considérées comme faisant partie du salaire et pervertissent les comportements. Ca devient vite dangereux a manipuler… On peut vite avoir des amrées de gens qui vont la jouer ‘perso’ pour maximiser leurs salaires mais au risque de diminuer celui de la société. Bien définir les variables est un art fort délicat !
La stratégie n’est pas la panacée sans excellence opérationnelle (la stratégie de dell est simple, arriver a faire aussi bien qu’eux non. Mais réfléchir pendant des heures sur comment limiter le nombre de vis d’une machine moins valorisant que de faire des slides sur la stratégie a 5 ans…), … Ilscritiquent les dépenses considérables que vont certaines boites pour définir la stratégie et qui les menent a délaisser l’excellence opérationnelle. D’autant que les stratègent expliquent qu’il faut se retirer des secteurs peu rentables et aller sur ceux qui le sont (ce que font toutes les sociétés). Ca parrait du bon sens mais il existe de nombreuses sociétés rentables dans tous les secteurs même les plus durs tels que l’aviation, la distribution… Par contre ces sociétés sont opérationnellement au ‘top’.
Bref ils reviennent sur de nombreuses idées recues du management qui ne sont basées sur aucunes bases scientifiques quand ca n’est pas le contraire… Ils expliquent qu’essayer plutôt que d’avoir des idées reçues quand on ne se base pas sur des faits reste la meilleure idée(*)
des sujets qu’il va falloir remettre sur le tapis à l’heure du collaboratif.
(*) un petit exemple, une société a voulue mettre en avant la relation avec les clients, imposé de la politesse ,sourrires… ce qui pouvait sembler une bonne … et pourtant ca c’est mal passé. Une enquête terrain a montré que les files d’attentes étaient plus importantes qu’avant … hors les gens voulaient être servis vites plutôt que d’avoir des sourrire. Essayer avant de déployer dans des centaines de magasins aurrait été préférable !