lundi, juin 29, 2009

De l’innovation ...


Je suis surpris de l'engouement pour cette histoire de crapaud fou (exemple ici http://hyperrepublique.blogs.com/public/2008/06/la-thorie-du-cr.html).

L’histoire pour être bref est que tous les carpeaux vont dans la même marre sauf quelques illuminés dont la plupart périssent qui essayent d’aller ailleurs. Quelques uns vont y arriver avec succes. Ce qui assure la survie de l'espèce.



Il y a cette idée reposante pour la masse que l’innovation vient uniquement de fous ... et c’est bien ce point qui me gène !


A cette image que je considère au mieux comme médiocre au pire comme nuisible, je préfère celle du nomade. J’ai déjà essayé de décrire ce mode de fonctionnement. Les vrais nomades acceptent de se déplacer en environnements incertains, acceptent d’avancer et reculer, doivent faire preuve d’ingéniosité, ... ce sont des valeurs, elles sont donc par essence généralisables, ce qui n’est pas le cas de la folie.


J’aimerais bien connaître le nombre d’invention venant de fous ... je pense assez peu. Beaucoup par contre viennent de personnes avec une vision, un idéal et parfois une utopie. Ce ne sont pas des fous qui essayent quelque chose d'idiot et qui misent sur la chance.


Une autre idée est à creuser, c’est le partage de l’innovation, sa diffusion. Les nomades par leur fonction même (se déplacer) bougent et donc propagent. Innover est une chose, propager l'innovation une autre. Lorsque l'on se mettra a copier ce qui marche déjà, l'innovation fera un gros progrès dans l'entreprise. Cela est vrai dans l'informatique mais aussi le management (1).


Cette vision est à l’opposée de la vision industrielle classique consistant au contraire à rendre prédictible, à chasser l’incertain et donc tuer l’innovation. C’est miser sur les individus plutôt que le groupe ...

dire que l'on va essayer quelque chose c'est rentrer dans l'anormal. Il est intéressant de voir les termes banit dans une entreprise (il faudrait que les moteurs de recherche fassent quelques stats la dessus) : essayer, explorer, ...

Un nomade commence par explorer, éventuellement plusieurs chemins même après en avoir trouvé un s'il pense qu'il en existe un plus court avant de faire passer la caravane.

L'approche actuelle est de prendre le cas le pire, de ne pas explorer mais avancer en ligne droite. Généralement, par manque d'anticipation des impasses, le cas le pire peu en fait s'avérer optimiste.


L'amélioration de la capacité a innover ne viendra pas de la multiplication des fous (ce que peu de boites feront de toute manière) mais par l'acceptation des valeurs nomades ... par une certaine fin du taylorisme, par une fin de la dictature de la ligne droite.


Le mythe du labyrinthe doit revenir ... seuls les sages comme l'ingénieux Thésée ou le génie dédale arrivent a ce sortir du dédale construit par Minos. Les fous y sont condamnés.

Le changement est donc bien plus radical que ne le suggère le crapaud fou, c'est peut être aussi pour ca que ca plait ... pas de changement à faire !


Prenons encore un peu de recul, jamais nos sociétés n'ont été autant éduqués ... et ce phénomène est mondial. Pourtant jamais on a autant essayé de réduire autant l'intelligence humaine... c'est comme si les entreprises voulaient des machines ! On ne veut pas de personnes intelligentes, on veut des processus ou outls qui permettent de se passer d'eux, on veut du prévisible, de la ligne droite (quitte a ce que ça soit la solution la plus chère ...)

Ce paradoxe ne tiendra pas dans la durée, si ce n'est pas des raisons d'efficacité, se sera pour des raisons sociologiques...



(1) ce livre http://boutique.pondaven.com/p/Faits-et-Foutaises-dans-le-management/11522217 est très instructif. Il donne un exemple ou pour améliorer les ventes d'une boutique genre fastfood, la direction décide de faire dire bonjour, au revoir ... aux vendeurs. Ca semble est une bonne décision. Ils ont perdu des clients... en effet la queue est un peu plus longue et ce que veulent surtout les clients c'est que ça aille vite.

Essayer aurait permis d'éviter de faire une erreur... Le livre est instructif car il explique qu'il y a des écarts entre les modes du management et les réalités, personne n'essayant avant de déployer... Il n'y a pas que l'informatique qui souffre des modes et du manque de science,

(essayer pour vérifier la théorie avant de dire que ça marche ! et comparer... faire marcher ne veut rien dire si ca coûte dix fois le prix que cela devrait coûter !)

De quoi parlons nous sur Internet ?

Les mails étant inaccessibles (et heureusement) à l’étude, il reste les blogs et forum pour comprendre de quoi nous parlons sur Internet, d’évoquer rapidement la notion d’identité, et de ce qui nous pousse a participer.

Certaines statistiques sont un peu anciennes mais les nouvelles ne changent pas fondamentalement les choses.


Les blogs

Ces différentes technologies misent en place (gestion de contenu simple, plateformes gratuites, RSS…), l’essor des blogues est devenu important. L’article [Journal du Net, France Terre de blogs] donne quelques chiffres sur l’ampleur du phénomène en Mars 2006 :

Nombre de blogs

Croissance

Ratio Blog/internaute

Etats-Unis

50 millions dont 15 millions de blogs actifs*

+ 15 %

0,24

Chine

36 millions dont 10 millions de blogs actifs

+ 60 %

0,32

Japon

10 millions dont 3 millions de blogs actifs

+ 20 %

0,12

France

9 millions dont 2,5 millions de blogs actifs (4,4 millions annoncés par Skyrock)

+ 25 %

0,35

Royaume-Uni

4 millions dont 1,5 million de blogs actifs

+ 25 %

0,17

Allemagne

1 million dont 400.000 blogs actifs

+ 30 %

0,03

Monde

150 millions dont 40 millions de blogs actifs

+ 30 %

0,15

D’un point de vue qualitatif, l’image courante est que les blogues ont pour sujet l’auteur. Cela ne couvre qu’une partie du phénomène. L’article du Journal du Net de 2006 [Journal du Net-Les blogeurs] reprend une étude de ‘Pew Internet’ de 2006. L’article évoque comme principal sujet :

  • la vie et anecdote personnelle pour 37%
  • la politique pour 11%,
  • le divertissement 7%,
  • le sport 6%,
  • l’actualité 5%,
  • les affaires/entreprises 5%,
  • la technologie 4%,
  • la religion 2%,
  • la maladie 1%,
  • problèmes de santé 1%
  • et les hobby particuliers 1%.

Plusieurs réponses sont possibles, 64% des blogs évoquent plusieurs sujets. L’image du blogue qui est celle d’un site permettant aux internautes de publier leurs photos de vacances est en réalité un caricature non représentative de la diversité des sujets abordés.

Les motivations sont diverses [Journal du Net-Les blogeurs] :

  • Pour exprimer leur créativité 52%
  • Pour enregistrer et partager leurs expériences 50%
  • Pour rester en contact avec amis/famille 37%
  • Pour partager des savoirs 34%
  • Pour pousser leurs lecteurs à agir 29%
  • our divertir les lecteurs 28%
  • Pour influencer les lecteurs 27%
  • Pour rencontrer des gens 16%
  • Pour l’argent 7%

Cette étude c’est faite par sondage auprès de 233 personnes ce qui est trop peu pour être considérée d’un point de vue scientifique. Elle donne cependant quelques idées sur les motivations.Le dernier point intéressant [Journal du Net-Les blogeurs] de l’étude est que 55% des billets sont publiés avec un pseudonyme plutôt qu’avec sa véritable identité.

La mise en place de commentaires est essentielle aux blogs. Lorsque Loic le Meur a retiré les commentaires sur son site, la question c’est posée pour savoir si la présence des commentaires était nécessaires aux blogs ou non (est ce que la suppression de commentaires ne transforme pas son site en site d’actualité ?). Il s'agit donc la d'une fonction remarquable des blogs. Je laisserais le lecteur s'interroger si quelque part les grands journaux ne sont pas déjà de grands blogs ... La question mérite d'être posée.

Comment expliquer ce développement si rapide des blogs ?

  • Des technologies et standards appropriés : outils ergonomiques et gratuits ou quasis gratuits, RSS…
  • La deuxième est moins évidente mais pourtant essentielle, le nombre d’internautes. Faire un blogue en 1995 c’est pouvoir être lu par quelques dizaines de milliers de personnes en France intéressés essentiellement par l’informatique, en 2007 c’est 28 millions d’Internautes contre 11 millions en 2001 ([Journal du Net – Nombre d’internautes]). Si la croissance du Web 1.0 est liée à la loi de Metcalfe, le Web 2.0 semble dominé par celle de Reed. Les blogues sont entièrement dépendants de cette deuxième. Et encore le nombre d’internaute n’est qu’une manière d’aborder le problème, le temps passé par internaute par jour sur Internet en est une autre. L’américain passe 30 heures sur Internet par mois depuis chez lui et 80 heures depuis son lieu de travail. Nous sommes donc une boucle vertueuse ou plus il y a d’internautes, plus ceux-ci ont intérêt à participer car plus ils ont de lecteur, plus il y a de contenus intéressants plus il y a intérêt à aller sur Internet…

Les forums

Le classement des forums en français disponible sur le site bigboards [Bigboards] donne le classement suivant (trié par nombre de post[1]) :

Post

Forum

Nombre de posts

Nombre de membres

1

Doctissimo.fr

54 201 066

677 779

2

Hardware.fr

39 500 080

36 825

3

Forum Auto

19 436 470

343 743

4

Jeux online

13 708 002

131 637

5

Judge Hype

7 097 212

48 999

6

Comlive

6 548 025

67 505

7

Clubic forums

5 311 186

179 062

8

Guitariste

4 405 207

205 198

9

Homecinema-fr

3 802 602

77 795

10

Magic Maman

3 660 177

36 825

La méthode de comptage a des limites (il faut que les sites s’enregistrent) mais elle donne cependant de bons ordres de grandeurs pour les sites qui l’ont fait.

La première chose qui peu étonner est le nombre d'inscrits, le total fait près de 1 800 000 membres (cependant certains sont inscris sur plusieurs forums ce qui rend difficile le comptage des personnes).

Les principaux forums traitent des besoins fondamentaux :

  • Se soigner,
  • Se déplacer,
  • S’amuser,
  • Se loger (le site bulle-immobiliere non présent dans ce classement apparaît dans d’autres).

Le monde virtuel n’est pas déconnecté du monde réel, les préoccupations sont les mêmes.

Les fonctions d’un forum classique sont les suivantes :

  • Le site est divisé en différents catégories et sous catégories (pour Hardware.fr, il s’agit par exemple d’une catégorie hardware qui contient des sous catégories CPU, Ram …)
  • Dans chaque catégorie il y a des sujets qui sont ajoutés régulièrement par les utilisateurs.
  • Pour chaque sujet il y a de nombreuses réponses
  • Des administrateurs verrouillent les sujets ou suppriment les posts pour éviter les hors sujets
  • Les administrateurs sont nommés par le créateur du site (pour les gros forums les structures sont plus lourdes avec des systèmes de votes pour prendre des décisions)

Par rapport aux forums classiques, c'est-à-dire utilisant le protocole nntp, ils ont généralement les fonctions supplémentaires suivantes :

  • Archivage des sujets et réponses infini (durée de vie du site)
  • Il existe des membres (il est souvent nécessaire de s’inscrire pour pouvoir écrire sur les forums, c’est est parfois nécessaire pour lire).
  • Ces membres peuvent être bannis (si leurs posts ne respectent pas la charte). C’est une caractéristique importante par rapport aux forums classiques (protocole nntp). Pour donnée un ordre d’idée, une recherche sur les termes ‘forums bannissement’ retourne 586 000 réponses. Cela donne un ordre de grandeur de l’importance de cette fonction.
  • Des possibilités graphiques plus étendues (il est possible d’avoir un profil avec une photo, d’y attacher un site web…), d’ajouter des smiley dans les posts…
  • Il est possible d’envoyer des mails personnels aux membres

Il s’agit bien de mini sociétés qui seront comme les forums plus primitifs l’objet de nombreuses études car bien plus poussées avec l’arrivée de personnes, les bannissements, un chef au départ et qui délègue petit a petit que le forum grandit, des élections d’administrateurs, des sondages pour tester des idées… il devient possible de voir des minis sociétés s’organiser.

Le bannissement est une fonction remarquable, elle est corporatisme par essence et définition. Elle est nécessaire pour avoir confiance dans la communauté...

Ces sociétés vont reprendre une bonne partie des attributs des tribus avec généralement à leur origine un chef, une façon de s’exprimer, des tabous, ...

A une plus grande échelle, on peut y voir l’évolution. Les processus évolutifs sont très bien décrit ici http://lgb.unige.ch/evolution/Speciation.htm#Processus%20de%20sp%E9ciation.

On reconnaît assez facilement les différentes formes qui amène a la création de nouveaux forums, les idées remplaçant la géographie.

Il y a probablement a apprendre des deux en terme d’évolution, les forums allant plus vite. Par exemple les forums trop gros font assez facilement ‘naître’ des concurrents plus spécialisés (en doctrine si ce n’est en sujet) même si les sujets ou le contexte ne change pas. Les biologistes commencent de leur coté a analyser ce phénomène. Jusqu'à présent ils ne considéraient pas cela possible ou probable.

Tout est question d’ordre de grandeur, un petit forum va mourir de lui même comme une espèce qui ne prend pas son envol, et une espèce trop forte semble se spécialiser d’elles mêmes sans interventions exogènes.

La création et la disparition des sites est nécessaire au bon développement d'Internet... La disparition est une nécessité, l'intelligence c'est l'oubli.

De l’identité...

Dans [Les deux occidents] L’identité est définie de la façon suivante :

J’appelle « identité » un sentiment personnel qui, au plus profond de chacun de nous, touche les choses que nous concevons comme faisant partie de nous-mêmes. Inversement j’appelle « appartenance » le sentiment que nous avons lorsque nous concevons ces mêmes choses non plus comme faisant partie de nous mais nous comme faisant partie d’elles.

Un lieu, une langue, des souvenirs, un violon d’Ingres, un entourage font partie de notre identité. Ils évoquent un passé singulier, une manière d’être une profession. L’identité est constitutive de la personnalité et, à ce titre, elle est forcement multiple et singulière. Multiple, car chacun « se vit » comme un homme ou femme, mais aussi comme médecin, paysan, myope, mélomane, breton, etc. Singulière, car notre identité se situe au croisement de toutes ces caractéristiques et il est impossible que deux personnes se retrouvent simultanément identiques en toutes choses. [ …]

Il lui arrive d’être conscient de sa pluralité, comme il peut – volontairement ou non – en oublier ou en masquer certaines composantes.

Source [Les deux occidents, page 12]

L’identité sur Internet répond parfaitement à cette définition. Les utilisateurs interviennent avec différentes identités qui ne permettent pas de faire une relation avec la personne réelle. Le terme ‘avatar’ est utilisé pour désigner ces apparences, rôles que l’on peut prendre pour intervenir sur Internet. D’un point de vue plus scientifique, c’est l’expression d’identité numérique qui est utilisée. L’identité numérique se définie comme le lien technologique entre une entité virtuelle et une réelle.

L’identité numérique pose donc un problème de confiance majeur dans la mesure où l’on ne sait que rarement avec quelle personne physique on échange.

Notion de confiance

La définition de confiance sur wikipedia est la suivante [Wikipedia – Confiance]:

La confiance renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d'un sentiment plus que sur un raisonnement ou sur une recherche totale de preuves. Elle peut tout aussi bien concerner la confiance en soi que celle envers les autres et celle envers la tournure que prendront les évènements (optimisme)

[…]

La confiance est d'abord le fruit d'un effet d'expérience : la réussite répétée d'une action construit la confiance, qui peut conduire à une forme de comportement réflexe (passer au feu vert lorsque les autres s'arrêtent au feu rouge).

[…]

Fondée sur le sentiment, et non sur la raison, la confiance peut apparaître aux rationalistes comme une manifestation archaïque d'une propension des hommes à suivre leurs croyances. Elle rappelle d'une certaine manière la primauté du subjectif sur l'objectif, et l'irréductibilité du comportement « spontané » de l'homme à la raison.

La confiance a pour objectif de permettre de décider rapidement s’il est possible de s’appuyer sur un contenu, service ou produit par une identité virtuelle.

Un indice de confiance doit donc être associé aux identités numériques, c’est généralement ce cas sous une forme visuel d’étoiles ou de grades. Avec cependant une limite très forte, chaque site ou presque a créé sa gestion des identités. Il existe très peu de système permettant de partager son identité entre sites. Microsoft avait essayé sans succès avec la technologie ‘passport’, une nouvelle tentative est en cours sous la forme d’OpenId (sur la base de formats ouverts et qui peut être gérée par différents hébergeurs ce qui n’ »tait pas le cas avant). Ces différents systèmes ne géraient et ne gèrent cependant toujours pas d’indice de confiance. Nous en restons donc à une identité par site web et un indice de confiance par identité a quelques exceptions près.

L’indice de confiance peut être plus ou moins explicite en fonction des objectifs du site.

C’est implicite sur la plupart des forums ou poster beaucoup suffit pour faire monter son grade. Si on poste des informations erronées ou fausses il y a cependant le risque de se faire rejeter du forum. La confiance que l’on peut accorder est donc limitée.

D’autres sites ont besoin de la confiance pour fonctionner, les sites de publication d’information. Sur ces sites toute publication faite peut être noté positivement ou négativement par les internautes, de même pour les commentaires émis sur ces publications.

Les personnes bien notées vont voir leurs articles mis en avant plus facilement et rapidement (le contraire est également vrai !). Des sites comme Digg (américain) ou Agoravox utilisent ce concept. La confiance est tellement importe qu’il existe selon des rumeurs des profils diggs à acheter qui disposent déjà d’une forte confiance ainsi que de la possibilité d’acheter des votes pour augmenter sa note.

La confiance revient à porter un jugement rapide sur la probabilité que le contenu ou service soit intéressant sans regarder le contenu. Cette approche n’est pas scientifique car il faudrait juger systématiquement sur la qualité du contenu. L’efficacité nécessite la confiance.

La confiance devient un composant essentiel des sites d’échanges entre particuliers tels que ‘ebay’. En effet acheter a un particulier est risqué, que se passe t-il se paye et qu’il n’expédie pas le bien ? Le contraire pose le même problème. Les échanges ne peuvent se faire que si la confiance est réciproque. Le site permet donc aux acheteurs de noter les vendeurs puisque le risque dans le processus mis en œuvre par ebay est la non expédition par le vendeur des biens payés. La confiance vient avec les ventes puisqu’à chaque vente l’acheteur peut noter et commenter celle-ci. Si lorsque tout se passe bien les acheteurs ne le font pas toujours savoir, c’est le cas lorsqu’ils sont mécontents. La confiance monte lentement mais la descente peut être rapide. La confiance se traduit en termes de risque pour l’acheteur. Acheter a un vendeur qui vend pour la première fois et donc sans notes c’est un risque alors qu’à une personne qui a déjà échangé avec succès une centaine de fois l’est moins. Ce risque se traduit d’un point de vue monétaire, un même produit sera acheté moins cher a un vendeur qui a un indice de confiance faible L’écart permet a certaines personnes de vivre, ils achètent a des vendeurs d’indices faibles et revendent ensuite plus chers car eux disposent d’un fort indice. La confiance se traduit par un avantage ou un malus, la préserver est donc essentielle. Le taux de fraude est revendiqué par ebay comment étant a 0,01% [ebay – fraude], un taux inférieur au vol dans le commerce réel.

Un autre élément nécessaire a la confiance est le système de sanctions, généralement le bannissement provisoire ou définitif. Donc un membre qui fraude même avec une confiance importante est très rapidement éjecter du système, bien avant que son indice de confiance soit à 0.

L’autre élément dans la confiance est la transitivité de celle-ci. En effet je suis obligé de faire confiance à ceux qui ont donné leur confiance ainsi qu’a ceux qui gèrent la confiance (est ce que je fais confiance a ebay pour bloquer les comptes des fraudeurs ?). Cet élément prendra de l’importante au fur et a mesure des liens que tisseront les sites web pour échanger des indices de confiances. Est-ce que je fais confiance à ebay ? Est-ce que je fais confiance aux sites auxquels ebay fait confiance ? Ce sont la des questions d’avenir.

La confiance se porte aux personnes qui ont reçu de la confiance d’un nombre importants d’internautes ce qui favorisera la concentration des systèmes de notations et une indépendance par rapport aux consommateurs (sites web qui en ont besoin).

retours aux fondamentaux...

On peut s’interroger sur cette idée de vouloir partager ses idées ... ce phénomène n’est pas totalement nouveau mais prend une force de plus en plus importante.

Un prérequis est bien entendu nécessaire : savoir lire et écrire, hors a aucune autre époque de l’humanité il n’y a eut autant de personnes capables de lire et écrire et le phénomène reste croissant, le niveau en Europe est très élevé (il faut lire Emmanuel Todd pour s’en rendre compte).

Cette évolution en entraîne un autre qui semble lui être si ce n’est en théorie au moins en pratique consubstantiel : l’individualisme.

Cette idée prend forme il y a 2000 ans en Grèce, cette idée folle qu’un être est doué de raison, que la raison avec la logique peuvent combattre les tribus.

Elle est née par opposition aux tribus constitués d’un chef, d’une langue, de symboles... et d’une opposition à une autre tribu. Les tribus sont exclusives. Cela se comprend aisément avec des exemples actuels : je ne peux être au PS et à l’UMP, être au PSG et à l’OM. Etre dans une tribu c’est accepter les idées des autres de la tribu, refuser celles des tribus auxquelles ont est opposé, c’est être protégé par sa tribu, attaquer par les autres... Ce phénomène existe depuis des milliers d’années. Il existait en Grèce avec les villes qui se battaient entre elles. La logique et la raison sont nées pour amener la paix car absolues par rapport aux antagonismes tribaux.

La révolution française en est peut être l’apogée idéologique ce ce mouvement mais c’est un autre débat.

Cet être qui raisonne et pense s’exprime de plus en plus indépendamment des tribus, ce qui constitue une nouveauté. Jusqu'à présent nous passions par le filtre de tribus : les partis, les religions... rares étaient les individus qui parlaient en leur nom. Cela était réservé à quelques personnes.

Les anciens, comme Alain Finkielkraut, interprètent l’expression sur Internet comme étant bas de gamme, sans intérêt car ils ne considèrent que les expressions de tête de filles.

C’est une grave erreur. L’expression s’individualise et s'émancipe du besoin de partis, religions...

Il ne faut pas confondre les simples groupes avec les tribus vraiment constitués, faire parti d’un groupe fait que les idées sont imposées par celui-ci. Etre dans un parti c’est se voir imposer des idées (que l’on a accepté au moins partiellement vu que l’on accepte d’y entrer). Je ne pariais pas sur le devenir des partis actuels, du moins dans leur forme de fonctionnement, ce refus de l’individualisme ne peut que rentrer en conflit avec toutes les jeunes générations formées. Cela comment d’ailleurs, les nouveaux entrants ne veulent plus coller des tracts mais participer aux débats d’idées, faire évoluer les idéologies... ce à quoi les partis ne sont pas prêts. On peut d’ailleurs s’interroger sur la legitimité des partis dans une société de personnes individualistes...

La qualité de l’information produite sur Internet est souvent attaquée, elle doit également être vue en oubliant pas le niveau moyen de la population qui est plus élevé qu’au début du siècle. N’oublions pas que si Einsein était mal compris de ses contemporains il l’est aujourd’hui des étudiants en DEUG. Ca ne fait pas de tous les physiciens des Eisntein mais cela veut quand même dire que le niveau est meilleur que ce que veulent bien penser ce qui dénigrent Internet ... Ils sont même probablement en moyenne meilleurs qu’eux et feraient bien de lire plus souvent les forums et blogs pour se tenir mieux informé.

Je me considère bien mieux informés par les différents forums (merci bulle-immobiliere) que les journaux d’informations classiques. Le niveau économique, ... y est bien meilleur que dans les journaux et les débats contradictoire permettent de se forger de bien meilleures opinions que la vue d’un journal.

Les journaux sont venus avec les partis, c'est l'individualisme qui sera leur perte et non internet.

Cette perte d'influence ce fait selon 2 axes, la notion de tribu est déjà remise en cause par l'individualisme pour ce qui concerne la création d'idées ... les partis ont déjà du mal a gérer les nouveaux arrivants. Le second temps sera non plus la simple production d'idées mais la production de décisions ce qui prendra beaucoup plus de temps mais sera en même temps progressif et inévitable dans le processus de démocratisation et d'individualisme.

S'en prendre à Internet ur tous de s'exprimer (les attaques sont maintenant incessantes), c'est à dire la possibilité po, non seulement ne corrigera pas leur problème... mais bloquera toute solution. Internet est le seul média permettant aux individus d'émettre des idées et de les propager aussi vite. Laisser les individus décider c'est permettre le rêve de Condorcet :

L'ordre social n'aura vraiment atteint le degré de perfection auquel on doit tendre sans cesse qu'à l'époque où aucun article de lois ne sera obligatoire qu'après avoir été soumis immédiatement à l'examen de tout individu membre de l'Etat.

Condorcet



[1] Ajout d’un sujet ou d’une réponse sur un forum

samedi, juin 27, 2009

twitscoop par l'exemple

en vidéo, le twitsccop ou l'on voit la mort de Michael Jackson capturée :


mardi, juin 23, 2009

L'internet de demain est déjà en marche...

Pour comprendre celui de demain, il faut déjà revenir au SI d’hier...
Pour les premières entreprises il a fallut tout construire, du matériel, le système d’exploitation, les applications. Puis le matériel s’est standardisé, quelques systèmes d’exploitations courants sont apparus laissant les entreprises concentrés sur le logiciel.
Les logiciels a leur tour on commencé a se standardisés sur quelques fonctions métiers communes (les ERP).
Toutes cette histoire montre que l’on a permis aux entreprises de monter de plus en plus vite des applications c'est à dire des traitements mais pas des données (grosses migrations, problèmes pour obtenir certaines données...), alors qu’elles font la véritable valeur des sociétés automatisant de l’information (informatique ne l’oublions pas c’est le diminutif de information et automatique).
Internet permet de franchir de nouveaux paliers dans cette évolution et cela va s’accélérer.

un premier palier est déjà franchit avec les fournisseurs de services et données.
Il est possible depuis un certain temps de créer une société sans avoir à gérer de serveurs, par exemple en couplant amazon+paypal il est possible de se faire sa propre boutique, des serveurs de messagerie et bureautique sur Google ...
Les avantages sont immédiats, il n’y a plus d’exploitation, de montées de versions, ... un coût proportionnel à l’usage et qui peut croire avec l’usage. Ce qui veut dire surtout et c'est la un point essentiel pour la suite, un coût d’entrée quasi nul ce qui est une condition nécessaire pour récupérer les sociétés qui débutent. Le résultat est que la ou il fallait des budgets d’investissement importants pour créer une nouvelle société, il est possible de démarrer pour presque rien. Il existe des ERP, boutiques, publicités ... de prêtes.
Je considère que cet axe est déjà bien entamé. Cependant il doit aller encore un peu plus loin par la mise à disposition de données (base client, fournisseurs...).
On peut imaginer - soyons fous - que les données de bases comme une base client, une base fournisseur... soit a disposition. C’est tellement fou que ça existe déjà un peu, un embryon bien sur avec facebook. Faire une application pour facebook c’est disposer facilement d’une des plus grande base client du monde ! Cette base sert surtout pour les jeux mais il faut se méfier, les technologies du jeu et du sexe sont généralement en avance de phase.

Deuxième temps : fourniture d’outils pour fournir données et services...

A quoi s’attendre ? a tout sauf ce que l’on imagine aujourd’hui !

On commence a voir des services arriver qui permettent de poser son application et d’avoir un héberger qui s’occupe du reste (matériel, exploitation...). On paye ce que l’on consomme, on peut démarrer avec presque rien et avoir la même application qui traite 100 millions de clients le lendemain.
Le point a regarder avant tout, c’est que l’on peut démarrer sa société avec un cout quasi nul sur des solutions comme Google Apps ou Amazon ! Quelque soit la pertinence des fonctions, c’est déjà l’assurance d’avoir les start-up ...
la diminution des risques liée aux investissements va permettre l’audace, l’audace de faire ce qui semblait impossible ou idiot. Nous allons avoir le même bouillonnement qu’avec les débuts d’Internet. Des sociétés vont se chercher, se perdre et de ce chaos d’idées nouvelles, de nouveaux modèles vont émerger.
Internet a déjà permis l'émergence d'idées a priori mauvaises comme wikipedia grâce a la détermination de leurs auteurs. Cela reste une exception car il y a quelques années pour faire un wikipedia il fallait réunir des bons architectes, exploitants... sur des technologies peu maitrisées avant même de parler des idées... Ce frein étant levé, place aux idées nouvelles !
Pour rappel wikipedia était voué a l'echec, pas un expert pour parier sur la reussite du concept, pensez, laisser n'importe quel internaute écrire du contenu, ca ne pouvait être que la pagaille !

Les freins que sont les investisseurs vont en bonne partie sauter car il ne sera pas nécessaire d’investir 50 millions d’euros pour transformer un POC en application disponibles pour des millions de personnes. Moins d’intermédiaires c’est moins de filtres aux idées.

Plus de fournisseurs de données et de services entraînera de facto un alignement sur plus de standards. L’architecture REST et les micro formats vont pouvoir s’imposer progressivement.

Les moteurs de recherche par leur capacité a traiter des meta données sur internet et a l'évolution de web sémantique vont pouvoir donner accès a des masses d'informations très importantes. Informations qui ne demanderont qu'à être associées à des traitements qui restent a imaginer. Ils ne vont pas produire ou stocker cette information mais juste permettre de l'exploiter...

Pour la ruée vers l’or, se sont les vendeurs de pioches qui ont le plus gagné, pour l’internet du début se sont les opérateurs Telecom, gageons que dans les futurs gagnants seront ceux qui seront capable de fournir les infrastructures et les grandes bases données (à l'image de facebook).

samedi, juin 20, 2009

Avoir un instantané des émotions de l'humanité ?

étonnant ce twitscoop quand on y songe. On peut voir en temps réel un nuage de mots qui indique quels sont les mots les plus utilisés a un instant T.
Philosophiquement c'est passionnant, l'idée d'avoir en temps réel les émotions de millions de
personnes réparties à travers le monde.

jeudi, juin 18, 2009

Les SSII vont-elles disparaitres ?

C'est une question assez courante sur les blogs en raison de l'arrivée de nouvelles technologies. On va le voir c'est ne pas comprendre le métier.

Pour y répondre il faut prendre un peu de recul pour comprendre le métier des sociétés de services et avant cela comprendre les entreprises qui sont la matière première des SSII :




les entreprises évoluent pour répondre à 3 grands facteurs de changement :
  • Les hommes dans les entreprises changent et sont un facteur important, ils n'ont pas les mêmes ambitions, les mêmes valeurs, les mêmes perceptions des risques… ils font donc évoluer l'entreprise.
  • Les techniques au sens large, le management, la façon de vendre, de produire, de développer des logiciels
  • L’environnement : la capacité a extraire et utiliser des ressources

J'ai simplifié le fonctionnement de l'entreprise avec un découpage simple : pilotage (management et outils associés), imaginer (marketing, R&D ...), la vente et la production.

Les sociétés de services interviennent à tous les niveaux.

Elles aident le pilotage a identifier ces facteurs de changements. Si les personnes ont des réseaux, les sociétés de services ont un petit avantage : elles voient tous les appels d'offres passer et en gagnent une partie ce qui leur permet de se faire une bonne idée de ou vont les entreprises dans tous les domaines. Elles font aussi directement du conseil pour aider à piloter, changer les organisations et imaginer de nouvelles de nouveaux produits.

Les techniques évoluent et les SSII sont généralement assez au fait de des évolutions dans de nombreux domaines (informatique,management,finance...).
Plusieurs facteurs jouent pour elles. Elles sont un mixte de grandes écoles et de personnes expérimentés, si les jeunes sont formés aux dernières idées, les senior sont la savent ce qu'il est possible de faire et comment y arriver. De plus elles arrivent avec des expériences (même s'il faut toujours des premiers clients elles disposent assez vite de ressources formées sur les nouvelles techniques et surtout un minimum d'expérience).
Les évolutions ont été ces 50 dernières années particulièrement nombreuses car la science a fait de nombreux progrès et en particulier dans tout ce qui permet d'automatiser des processus (de la robotique à l'informatique). Dans la mesure ou l'informatique n'est que l'automatisation de processsus et donc de l'organisation. Si l'organisation fait évoluer les processus et donc leurs automatismes, le contraire est aussi vrai : si on sait automatiser un processus différent par évolution technologique, l'organisation change aussi. Ca n'est pas pour rien que les grandes SSII sont des sociétés qui regroupent du conseil et de l'informatique.

L'environnement change, il est aujourd'hui abondant et souvent quasi gratuit (la mise a disposition de l'énergie de 100 paires de bras humaines c'est 1L d'essence ...). Les 50 dernières années ont en gros consisté a automatiser le plus possible grâce à l'évolution des techniques les entreprises.

J'ai omis la concurrence car je considère que les concurrents ne font que renforcer les critères premiers, si un concurrent fait un meilleur produit c'est qu'il a utilisé une technique meilleure et c'est cette technique que sera insérée dans l'entreprise. La concurrence, c'est un facteur de pression pour faire évoluer l'entreprise.

Le modèle économique des grandes SSII n'a pas de raison de varier et son périmètre varie selon 2 grandes variables : plus il y a d'évolution plus il y a de transformations à faire et plus il y a de grandes entreprises plus il y a de travail.
Pour comprendre l'évolution, il faut donc s'intéresser aux prochaines évolutions.


Le gros facteur de transformation va venir de l'environnement.
Sur toutes les matières premières (pétrole, acier...) nous avons commencer par exploiter les parties faciles et nous sommes selon les matières premières un peu avant ou un peu après le pic de production. Après le pic on peut considérer que le cout d'extraction sera de plus en plus élevé (Il est plus difficile d'aller chercher du pétrole visqueux sous 5000 mètres de fond que du pétrole liquide à 30 mètres du sol). L'environnement va donc nécessité de revoir profondément notre façon de penser (hommes) et de faire (techniques) pour répondre à de nouveaux optimum.
L'optimum aujourd'hui c'est de dilapider les ressources (peu chères) et de limiter le nombre de personnes (très chères). Cela est du à la non comptabilisation de la suppression du stock de matière première. Pour un pétrolier le coût du pétrole c'est juste le coût pour le chercher. Si notre système comptable était modifié pour faire apparaître dans les comptes la disparition de matières premières et la remise en état (recyclage, ...) nous aurions des optimum très différents qui amèneraient a limiter l'usage des matières premières non renouvelables.
L'erreur de départ vient de A Smith qui a considéré que les matières premières étaient infinies donc pas la peine de les prendre en compte.
Leur manque va nécessiter une révision du dogme, qui va entraîne des changements profonds sur la production (produire plus prêt des consommateurs, des produits plus durables pour consommer moins de matières premières non renouvelables, être plus économes en énergie...).
Cette nouvelle donne va entrainer de la R&D et donc de nouvelles techniques qui vont à leur tour impacter les entreprises.
Des programmes de transformations majeurs sont donc à prévoir !

L'évolution des techniques ne va pas s'arrêter... En particulier l’informatique qui tient en 3 points : Internet, Internet, Internet !!!
Internet c'est la mise en relation des données et des traitements à l'échelle de la planète et en temps réel. Je peux donc lire les données d'un client sur Salesforce pour l'afficher dans Google Spreadsheet, modifier des données avec un indien et avoir un processus automatique en Inde qui vient lire régulièrement celui-ci pour déclencher des traitement... Le terme générique étant "l'automatisation des données".
On peut déjà parier dans un premier temps sur la concentration des outils concernant données et traitements (Google, Salesforce...) avec des utilisations différentes selon les entreprises. Cela permet de partager facilement outils et données entre entreprises (exemple : faire une application sur facebook permet d'avoir immédiatement accès à des millions de clients). Cette centralisation permet une normalisation de fait ... les API de ces sociétés devenant des normes de fait ... ce qui permettra une vague de décentralisation.

La centralisation des traitements va se traduire par exemple sur la mise à disposition de plateformes qui me permettent depuis mon garage de faire une application déployée et utilisée par 1 ou des centaines de millions d’utilisateurs sans avoir rien à faire et pour un coût d’usage et faible. Cette simple possibilité va permettre l’arrivée de nombreux acteurs qui vont tenter leur chance dans tous les domaines fortement consommateurs d’informatique. Ces sociétés vont révolutionner de nombreux métiers.

Le travail des SSII va continuer d’être important car il faut trouver ou faire (soyons fous) ces nouveaux services, apprendre à en tirer le meilleur parti dans les entreprises (de l’organisation, processus, outils informatiques...).
Il existe déjà des progiciels et sauf rupture que je n’ai pas vu il y a de bonnes raisons de penser que les services sur Internet ne feront pas mieux que ces derniers : il faudra toujours considérer des développements spécifiques car il ne couvriront pas tout.
Pour les services qui fonctionnent, le travail sera probablement plus faible mais un autre facteur pourrait alors intervenir qui est le facteur vitesse. A vitesse constante on pourrait considérer que le travail des SSII diminue, on met par exemple une relation client sur SalesForce et il n’y a plus besoin de monter de version de l’ERP... cependant ces gains vont être absorbés par 2 autres activités : automatiser toujours mieux et plus et changer plus souvent d’outils pour en prendre de meilleurs ! La pression de la concurrence ne change pas, donc dans un monde clos l’assertion pourrait être vraie... heureusement les concurrents bougent, le processus de transformation (et donc d’amélioration) est un processus continu qui absorbe une partie des résultats de l’entreprise quoi qu’il arrive. Les gains de productivité sont absorbés par de nouvelles transformations.

Pour résumer ... les grandes SSII sont la pour transformer les entreprises dans leurs organisations, leurs processus, leurs automatisations, ... ,Les entreprises sont la matière première des sociétés de services, c’est un processus itératif et continu qui permet d’intégrer de nouvelles techniques et contraintes (environnement). Ces changements vont continuer d’être importants, l’activité va donc rester forte relativement à l'évolution de l'économie (il faut de la matière 'entreprise' en entrée ! leur nombre dépend de la population humaine (créatrice de besoin), de la capacité à fournir (matière première) et à transporter).
Il n'y a pas de raisons de penser que le modèle économique change des SSII change, que l'arrivée d'une technologie les fasse disparaitre - c'est plutôt le contraire, plus il y a de nouveautés plus il y a de transformations.

“L'avenir contient de grandes occasions. Il révèle aussi des pièges. Le problème sera d'éviter les pièges, de saisir les occasions et de rentrer chez soi pour six heures.”
Woody Allen

mardi, juin 16, 2009

une démo bluffante de Microsoft Surface ...

ou comment préparer un vol aérien avec Microsoft Surface.






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De nombreuses applications sont susceptibles d'être pensées sur ce mode de fonctionnement.

des API REST pour bing

voici le lien.

manque toujours la possibilité de définir ses meta données pour ses sites !