Les mails étant inaccessibles (et heureusement) à l’étude, il reste les blogs et forum pour comprendre de quoi nous parlons sur Internet, d’évoquer rapidement la notion d’identité, et de ce qui nous pousse a participer.
Certaines statistiques sont un peu anciennes mais les nouvelles ne changent pas fondamentalement les choses.
Les blogs
Ces différentes technologies misent en place (gestion de contenu simple, plateformes gratuites, RSS…), l’essor des blogues est devenu important. L’article [Journal du Net, France Terre de blogs] donne quelques chiffres sur l’ampleur du phénomène en Mars 2006 :
| Nombre de blogs | Croissance | Ratio Blog/internaute |
Etats-Unis | 50 millions dont 15 millions de blogs actifs* | + 15 % | 0,24 |
Chine | 36 millions dont 10 millions de blogs actifs | + 60 % | 0,32 |
Japon | 10 millions dont 3 millions de blogs actifs | + 20 % | 0,12 |
France | 9 millions dont 2,5 millions de blogs actifs (4,4 millions annoncés par Skyrock) | + 25 % | 0,35 |
Royaume-Uni | 4 millions dont 1,5 million de blogs actifs | + 25 % | 0,17 |
Allemagne | 1 million dont 400.000 blogs actifs | + 30 % | 0,03 |
Monde | 150 millions dont 40 millions de blogs actifs | + 30 % | 0,15 |
D’un point de vue qualitatif, l’image courante est que les blogues ont pour sujet l’auteur. Cela ne couvre qu’une partie du phénomène. L’article du Journal du Net de 2006 [Journal du Net-Les blogeurs] reprend une étude de ‘Pew Internet’ de 2006. L’article évoque comme principal sujet :
- la vie et anecdote personnelle pour 37%
- la politique pour 11%,
- le divertissement 7%,
- le sport 6%,
- l’actualité 5%,
- les affaires/entreprises 5%,
- la technologie 4%,
- la religion 2%,
- la maladie 1%,
- problèmes de santé 1%
- et les hobby particuliers 1%.
Plusieurs réponses sont possibles, 64% des blogs évoquent plusieurs sujets. L’image du blogue qui est celle d’un site permettant aux internautes de publier leurs photos de vacances est en réalité un caricature non représentative de la diversité des sujets abordés.
Les motivations sont diverses [Journal du Net-Les blogeurs] :
- Pour exprimer leur créativité 52%
- Pour enregistrer et partager leurs expériences 50%
- Pour rester en contact avec amis/famille 37%
- Pour partager des savoirs 34%
- Pour pousser leurs lecteurs à agir 29%
- our divertir les lecteurs 28%
- Pour influencer les lecteurs 27%
- Pour rencontrer des gens 16%
- Pour l’argent 7%
Cette étude c’est faite par sondage auprès de 233 personnes ce qui est trop peu pour être considérée d’un point de vue scientifique. Elle donne cependant quelques idées sur les motivations.Le dernier point intéressant [Journal du Net-Les blogeurs] de l’étude est que 55% des billets sont publiés avec un pseudonyme plutôt qu’avec sa véritable identité.
La mise en place de commentaires est essentielle aux blogs. Lorsque Loic le Meur a retiré les commentaires sur son site, la question c’est posée pour savoir si la présence des commentaires était nécessaires aux blogs ou non (est ce que la suppression de commentaires ne transforme pas son site en site d’actualité ?). Il s'agit donc la d'une fonction remarquable des blogs. Je laisserais le lecteur s'interroger si quelque part les grands journaux ne sont pas déjà de grands blogs ... La question mérite d'être posée.
Comment expliquer ce développement si rapide des blogs ?
- Des technologies et standards appropriés : outils ergonomiques et gratuits ou quasis gratuits, RSS…
- La deuxième est moins évidente mais pourtant essentielle, le nombre d’internautes. Faire un blogue en 1995 c’est pouvoir être lu par quelques dizaines de milliers de personnes en France intéressés essentiellement par l’informatique, en 2007 c’est 28 millions d’Internautes contre 11 millions en 2001 ([Journal du Net – Nombre d’internautes]). Si la croissance du Web 1.0 est liée à la loi de Metcalfe, le Web 2.0 semble dominé par celle de Reed. Les blogues sont entièrement dépendants de cette deuxième. Et encore le nombre d’internaute n’est qu’une manière d’aborder le problème, le temps passé par internaute par jour sur Internet en est une autre. L’américain passe 30 heures sur Internet par mois depuis chez lui et 80 heures depuis son lieu de travail. Nous sommes donc une boucle vertueuse ou plus il y a d’internautes, plus ceux-ci ont intérêt à participer car plus ils ont de lecteur, plus il y a de contenus intéressants plus il y a intérêt à aller sur Internet…
Les forums
Le classement des forums en français disponible sur le site bigboards [Bigboards] donne le classement suivant (trié par nombre de post[1]) :
La méthode de comptage a des limites (il faut que les sites s’enregistrent) mais elle donne cependant de bons ordres de grandeurs pour les sites qui l’ont fait.
La première chose qui peu étonner est le nombre d'inscrits, le total fait près de 1 800 000 membres (cependant certains sont inscris sur plusieurs forums ce qui rend difficile le comptage des personnes).
Les principaux forums traitent des besoins fondamentaux :
- Se soigner,
- Se déplacer,
- S’amuser,
- Se loger (le site bulle-immobiliere non présent dans ce classement apparaît dans d’autres).
Le monde virtuel n’est pas déconnecté du monde réel, les préoccupations sont les mêmes.
Les fonctions d’un forum classique sont les suivantes :
- Le site est divisé en différents catégories et sous catégories (pour Hardware.fr, il s’agit par exemple d’une catégorie hardware qui contient des sous catégories CPU, Ram …)
- Dans chaque catégorie il y a des sujets qui sont ajoutés régulièrement par les utilisateurs.
- Pour chaque sujet il y a de nombreuses réponses
- Des administrateurs verrouillent les sujets ou suppriment les posts pour éviter les hors sujets
- Les administrateurs sont nommés par le créateur du site (pour les gros forums les structures sont plus lourdes avec des systèmes de votes pour prendre des décisions)
Par rapport aux forums classiques, c'est-à-dire utilisant le protocole nntp, ils ont généralement les fonctions supplémentaires suivantes :
- Archivage des sujets et réponses infini (durée de vie du site)
- Il existe des membres (il est souvent nécessaire de s’inscrire pour pouvoir écrire sur les forums, c’est est parfois nécessaire pour lire).
- Ces membres peuvent être bannis (si leurs posts ne respectent pas la charte). C’est une caractéristique importante par rapport aux forums classiques (protocole nntp). Pour donnée un ordre d’idée, une recherche sur les termes ‘forums bannissement’ retourne 586 000 réponses. Cela donne un ordre de grandeur de l’importance de cette fonction.
- Des possibilités graphiques plus étendues (il est possible d’avoir un profil avec une photo, d’y attacher un site web…), d’ajouter des smiley dans les posts…
- Il est possible d’envoyer des mails personnels aux membres
Il s’agit bien de mini sociétés qui seront comme les forums plus primitifs l’objet de nombreuses études car bien plus poussées avec l’arrivée de personnes, les bannissements, un chef au départ et qui délègue petit a petit que le forum grandit, des élections d’administrateurs, des sondages pour tester des idées… il devient possible de voir des minis sociétés s’organiser.
Le bannissement est une fonction remarquable, elle est corporatisme par essence et définition. Elle est nécessaire pour avoir confiance dans la communauté...
Ces sociétés vont reprendre une bonne partie des attributs des tribus avec généralement à leur origine un chef, une façon de s’exprimer, des tabous, ...
A une plus grande échelle, on peut y voir l’évolution. Les processus évolutifs sont très bien décrit ici http://lgb.unige.ch/evolution/Speciation.htm#Processus%20de%20sp%E9ciation.
On reconnaît assez facilement les différentes formes qui amène a la création de nouveaux forums, les idées remplaçant la géographie.
Il y a probablement a apprendre des deux en terme d’évolution, les forums allant plus vite. Par exemple les forums trop gros font assez facilement ‘naître’ des concurrents plus spécialisés (en doctrine si ce n’est en sujet) même si les sujets ou le contexte ne change pas. Les biologistes commencent de leur coté a analyser ce phénomène. Jusqu'à présent ils ne considéraient pas cela possible ou probable.
Tout est question d’ordre de grandeur, un petit forum va mourir de lui même comme une espèce qui ne prend pas son envol, et une espèce trop forte semble se spécialiser d’elles mêmes sans interventions exogènes.
La création et la disparition des sites est nécessaire au bon développement d'Internet... La disparition est une nécessité, l'intelligence c'est l'oubli.
De l’identité...
Dans [Les deux occidents] L’identité est définie de la façon suivante :
J’appelle « identité » un sentiment personnel qui, au plus profond de chacun de nous, touche les choses que nous concevons comme faisant partie de nous-mêmes. Inversement j’appelle « appartenance » le sentiment que nous avons lorsque nous concevons ces mêmes choses non plus comme faisant partie de nous mais nous comme faisant partie d’elles.
Un lieu, une langue, des souvenirs, un violon d’Ingres, un entourage font partie de notre identité. Ils évoquent un passé singulier, une manière d’être une profession. L’identité est constitutive de la personnalité et, à ce titre, elle est forcement multiple et singulière. Multiple, car chacun « se vit » comme un homme ou femme, mais aussi comme médecin, paysan, myope, mélomane, breton, etc. Singulière, car notre identité se situe au croisement de toutes ces caractéristiques et il est impossible que deux personnes se retrouvent simultanément identiques en toutes choses. [ …]
Il lui arrive d’être conscient de sa pluralité, comme il peut – volontairement ou non – en oublier ou en masquer certaines composantes.
Source [Les deux occidents, page 12]
L’identité sur Internet répond parfaitement à cette définition. Les utilisateurs interviennent avec différentes identités qui ne permettent pas de faire une relation avec la personne réelle. Le terme ‘avatar’ est utilisé pour désigner ces apparences, rôles que l’on peut prendre pour intervenir sur Internet. D’un point de vue plus scientifique, c’est l’expression d’identité numérique qui est utilisée. L’identité numérique se définie comme le lien technologique entre une entité virtuelle et une réelle. L’identité numérique pose donc un problème de confiance majeur dans la mesure où l’on ne sait que rarement avec quelle personne physique on échange.
Notion de confiance
La définition de confiance sur wikipedia est la suivante [Wikipedia – Confiance]:
La confiance renvoie à une attitude générale, rencontrée dans des circonstances multiples, où une personne détermine son comportement sur la base d'un sentiment plus que sur un raisonnement ou sur une recherche totale de preuves. Elle peut tout aussi bien concerner la confiance en soi que celle envers les autres et celle envers la tournure que prendront les évènements (optimisme)
[…]
La confiance est d'abord le fruit d'un effet d'expérience : la réussite répétée d'une action construit la confiance, qui peut conduire à une forme de comportement réflexe (passer au feu vert lorsque les autres s'arrêtent au feu rouge).
[…]
Fondée sur le sentiment, et non sur la raison, la confiance peut apparaître aux rationalistes comme une manifestation archaïque d'une propension des hommes à suivre leurs croyances. Elle rappelle d'une certaine manière la primauté du subjectif sur l'objectif, et l'irréductibilité du comportement « spontané » de l'homme à la raison.
La confiance a pour objectif de permettre de décider rapidement s’il est possible de s’appuyer sur un contenu, service ou produit par une identité virtuelle.
Un indice de confiance doit donc être associé aux identités numériques, c’est généralement ce cas sous une forme visuel d’étoiles ou de grades. Avec cependant une limite très forte, chaque site ou presque a créé sa gestion des identités. Il existe très peu de système permettant de partager son identité entre sites. Microsoft avait essayé sans succès avec la technologie ‘passport’, une nouvelle tentative est en cours sous la forme d’OpenId (sur la base de formats ouverts et qui peut être gérée par différents hébergeurs ce qui n’ »tait pas le cas avant). Ces différents systèmes ne géraient et ne gèrent cependant toujours pas d’indice de confiance. Nous en restons donc à une identité par site web et un indice de confiance par identité a quelques exceptions près.
L’indice de confiance peut être plus ou moins explicite en fonction des objectifs du site.
C’est implicite sur la plupart des forums ou poster beaucoup suffit pour faire monter son grade. Si on poste des informations erronées ou fausses il y a cependant le risque de se faire rejeter du forum. La confiance que l’on peut accorder est donc limitée.
D’autres sites ont besoin de la confiance pour fonctionner, les sites de publication d’information. Sur ces sites toute publication faite peut être noté positivement ou négativement par les internautes, de même pour les commentaires émis sur ces publications.
Les personnes bien notées vont voir leurs articles mis en avant plus facilement et rapidement (le contraire est également vrai !). Des sites comme Digg (américain) ou Agoravox utilisent ce concept. La confiance est tellement importe qu’il existe selon des rumeurs des profils diggs à acheter qui disposent déjà d’une forte confiance ainsi que de la possibilité d’acheter des votes pour augmenter sa note.
La confiance revient à porter un jugement rapide sur la probabilité que le contenu ou service soit intéressant sans regarder le contenu. Cette approche n’est pas scientifique car il faudrait juger systématiquement sur la qualité du contenu. L’efficacité nécessite la confiance.
La confiance devient un composant essentiel des sites d’échanges entre particuliers tels que ‘ebay’. En effet acheter a un particulier est risqué, que se passe t-il se paye et qu’il n’expédie pas le bien ? Le contraire pose le même problème. Les échanges ne peuvent se faire que si la confiance est réciproque. Le site permet donc aux acheteurs de noter les vendeurs puisque le risque dans le processus mis en œuvre par ebay est la non expédition par le vendeur des biens payés. La confiance vient avec les ventes puisqu’à chaque vente l’acheteur peut noter et commenter celle-ci. Si lorsque tout se passe bien les acheteurs ne le font pas toujours savoir, c’est le cas lorsqu’ils sont mécontents. La confiance monte lentement mais la descente peut être rapide. La confiance se traduit en termes de risque pour l’acheteur. Acheter a un vendeur qui vend pour la première fois et donc sans notes c’est un risque alors qu’à une personne qui a déjà échangé avec succès une centaine de fois l’est moins. Ce risque se traduit d’un point de vue monétaire, un même produit sera acheté moins cher a un vendeur qui a un indice de confiance faible L’écart permet a certaines personnes de vivre, ils achètent a des vendeurs d’indices faibles et revendent ensuite plus chers car eux disposent d’un fort indice. La confiance se traduit par un avantage ou un malus, la préserver est donc essentielle. Le taux de fraude est revendiqué par ebay comment étant a 0,01% [ebay – fraude], un taux inférieur au vol dans le commerce réel.
Un autre élément nécessaire a la confiance est le système de sanctions, généralement le bannissement provisoire ou définitif. Donc un membre qui fraude même avec une confiance importante est très rapidement éjecter du système, bien avant que son indice de confiance soit à 0.
L’autre élément dans la confiance est la transitivité de celle-ci. En effet je suis obligé de faire confiance à ceux qui ont donné leur confiance ainsi qu’a ceux qui gèrent la confiance (est ce que je fais confiance a ebay pour bloquer les comptes des fraudeurs ?). Cet élément prendra de l’importante au fur et a mesure des liens que tisseront les sites web pour échanger des indices de confiances. Est-ce que je fais confiance à ebay ? Est-ce que je fais confiance aux sites auxquels ebay fait confiance ? Ce sont la des questions d’avenir.
La confiance se porte aux personnes qui ont reçu de la confiance d’un nombre importants d’internautes ce qui favorisera la concentration des systèmes de notations et une indépendance par rapport aux consommateurs (sites web qui en ont besoin).
retours aux fondamentaux...
On peut s’interroger sur cette idée de vouloir partager ses idées ... ce phénomène n’est pas totalement nouveau mais prend une force de plus en plus importante.
Un prérequis est bien entendu nécessaire : savoir lire et écrire, hors a aucune autre époque de l’humanité il n’y a eut autant de personnes capables de lire et écrire et le phénomène reste croissant, le niveau en Europe est très élevé (il faut lire Emmanuel Todd pour s’en rendre compte).
Cette évolution en entraîne un autre qui semble lui être si ce n’est en théorie au moins en pratique consubstantiel : l’individualisme.
Cette idée prend forme il y a 2000 ans en Grèce, cette idée folle qu’un être est doué de raison, que la raison avec la logique peuvent combattre les tribus.
Elle est née par opposition aux tribus constitués d’un chef, d’une langue, de symboles... et d’une opposition à une autre tribu. Les tribus sont exclusives. Cela se comprend aisément avec des exemples actuels : je ne peux être au PS et à l’UMP, être au PSG et à l’OM. Etre dans une tribu c’est accepter les idées des autres de la tribu, refuser celles des tribus auxquelles ont est opposé, c’est être protégé par sa tribu, attaquer par les autres... Ce phénomène existe depuis des milliers d’années. Il existait en Grèce avec les villes qui se battaient entre elles. La logique et la raison sont nées pour amener la paix car absolues par rapport aux antagonismes tribaux.
La révolution française en est peut être l’apogée idéologique ce ce mouvement mais c’est un autre débat.
Cet être qui raisonne et pense s’exprime de plus en plus indépendamment des tribus, ce qui constitue une nouveauté. Jusqu'à présent nous passions par le filtre de tribus : les partis, les religions... rares étaient les individus qui parlaient en leur nom. Cela était réservé à quelques personnes.
Les anciens, comme Alain Finkielkraut, interprètent l’expression sur Internet comme étant bas de gamme, sans intérêt car ils ne considèrent que les expressions de tête de filles.
C’est une grave erreur. L’expression s’individualise et s'émancipe du besoin de partis, religions...
Il ne faut pas confondre les simples groupes avec les tribus vraiment constitués, faire parti d’un groupe fait que les idées sont imposées par celui-ci. Etre dans un parti c’est se voir imposer des idées (que l’on a accepté au moins partiellement vu que l’on accepte d’y entrer). Je ne pariais pas sur le devenir des partis actuels, du moins dans leur forme de fonctionnement, ce refus de l’individualisme ne peut que rentrer en conflit avec toutes les jeunes générations formées. Cela comment d’ailleurs, les nouveaux entrants ne veulent plus coller des tracts mais participer aux débats d’idées, faire évoluer les idéologies... ce à quoi les partis ne sont pas prêts. On peut d’ailleurs s’interroger sur la legitimité des partis dans une société de personnes individualistes...
La qualité de l’information produite sur Internet est souvent attaquée, elle doit également être vue en oubliant pas le niveau moyen de la population qui est plus élevé qu’au début du siècle. N’oublions pas que si Einsein était mal compris de ses contemporains il l’est aujourd’hui des étudiants en DEUG. Ca ne fait pas de tous les physiciens des Eisntein mais cela veut quand même dire que le niveau est meilleur que ce que veulent bien penser ce qui dénigrent Internet ... Ils sont même probablement en moyenne meilleurs qu’eux et feraient bien de lire plus souvent les forums et blogs pour se tenir mieux informé.
Je me considère bien mieux informés par les différents forums (merci bulle-immobiliere) que les journaux d’informations classiques. Le niveau économique, ... y est bien meilleur que dans les journaux et les débats contradictoire permettent de se forger de bien meilleures opinions que la vue d’un journal.
Les journaux sont venus avec les partis, c'est l'individualisme qui sera leur perte et non internet.
Cette perte d'influence ce fait selon 2 axes, la notion de tribu est déjà remise en cause par l'individualisme pour ce qui concerne la création d'idées ... les partis ont déjà du mal a gérer les nouveaux arrivants. Le second temps sera non plus la simple production d'idées mais la production de décisions ce qui prendra beaucoup plus de temps mais sera en même temps progressif et inévitable dans le processus de démocratisation et d'individualisme.
S'en prendre à Internet ur tous de s'exprimer (les attaques sont maintenant incessantes), c'est à dire la possibilité po, non seulement ne corrigera pas leur problème... mais bloquera toute solution. Internet est le seul média permettant aux individus d'émettre des idées et de les propager aussi vite. Laisser les individus décider c'est permettre le rêve de Condorcet :
L'ordre social n'aura vraiment atteint le degré de perfection auquel on doit tendre sans cesse qu'à l'époque où aucun article de lois ne sera obligatoire qu'après avoir été soumis immédiatement à l'examen de tout individu membre de l'Etat.
Condorcet